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jeudi 31 mai 2012

The darkness ate their soul until the very last piece ..

The darkness ate their soul until the very last piece...



            Ce jour là, le manoir était calme et silencieux. C'était un après midi de Novembre, l'hiver approchait à grand pas, la neige allait bientôt recouvrir le magnifique jardin du manoir. Mercredy s'activait à ses taches quotidiennes, et en allant relever le courrier sur le pallier, elle remarqua une lettre venant de Hongrie. L'écriture sur l'enveloppe était soignée et fine, et le cachet au dos,  affichait des armoiries nobles. « Ah tiens. » dit le capitaine, un sourcil relevé.

I'm your demon twin, the Halloween king !

I'm your demon twin, the Halloween king.

Dans sa loge, le capitaine de l’équipage étudiait ses cartes. Découvrir une nouvelle île ? Non ce n’était pas ce qui l’intéressait. En fait, à cet instant même si on pouvait croire qu’elle étudiait la carte, elle était en fait en train de repérer les meilleurs bars de la ville.. Enfin sûrement. Au dehors la tempête faisait rage, et les vieux murs du manoir grinçaient. Le capitaine en question releva la tête en sursaut comme prise d’une idée
merveilleuse.


« Quelqu’un va arriver ! Je le sais ! Ayame ! » Cria-t-elle.

lundi 9 avril 2012

La rencontre à Viennes



[Mercredy]

- Je me souviens de cette soirée, il y a longtemps, où j'étais accompagnée d'Ayame, partie voir ce spectacle très en vogue à l'époque. Une violoniste de talent à priori. Son nom était connu partout dans le monde , et elle ne faisait que très peu de représentations pour une raison inconnue. Tsuki , l'éclat de la lune mélangée à celle de la rose, qui s'éveille au petit matin.
J'avais décidé d'emmener Ayame avec moi, même si je savais bien qu'elle s'endormirait tôt ou tard. Peu m'importait, il m'étais insupportable d'être séparée d'elle. Ainsi , une fois débarquées au centre de Viennes , nous descendîmes de notre calèche et nous dirigeâmes vers l'opéra.
Les rues grouillaient de monde, je n'aimais pas beaucoup ça. Mon passé me revenait souvent en mémoire, me rappelant le matin où mon tuteur m'avait emmené dans un bordel pour que j'y pourrisse. Mais le destin en avait voulu autrement pour Ayame et moi, et nous nous sommes retrouvées, longtemps après notre séparation, mais l'important est que nos vies sont à présent entremêlées.
Une fois dans la salle , nous pûmes rejoindre une place, au balcon le mieux situé. La salle n'était pas encore pleine. Ayame s'assît à mes côtés , où plutôt tomba à mes côtés. L'effort pour ne pas s'endormir pendant notre trajet jusqu'ici lui l'avait épuisée. Lui remettant une de ses mèches soyeuses de la couleur pure et innocente qu'est le blanc, je la laissai alors dormir, et j'attentai le début de la représentation...

[Ren et Kurenai]

- Je me souviens de cette soirée, il y a longtemps.. J'avais tout juste retrouvé Ren, enfermé dans un château de campagne. Elle semblait en bonne santé. Je me sentais de nouveau entière. Et « l'assassinat » de notre mère m'avait libéré d'une emprise. Malgré tout , je ne sais pas combien de temps sont passés entre le moment où notre père m'as assommé et celui où je me suis réveillée, couverte de sang , les cheveux poisseux et une horrible blessure à la tête. Les corps de nos parents sont restés là où ils ont expirés de leur dernier souffle. Le sous sol , cadenassé ne serait jamais fouillé. Et je comptais bien après mes retrouvailles avec cette moitié de moi qui me manquait tant, faire disparaître le château. Notre ancienne maison , notre martyr. Pour éviter de ramener Ren dans cette maison dans laquelle, ni elle, ni moi ne pouvions vivre à présent, j'avais décidé de l'emmener voir cette violoniste tant appréciée partout dans le monde. Son prénom était Tsuki. La lune dit-on. Et quand elle commença à jouer je sentis cette douceur , des éclats de lune , de la rosée du matin.. Du miel, je ne me souviens plus tellement de ce moment. Mais il était d'une telle intensité que sur l'instant, les mots ne me venaient plus. La salle était pleine , et tous étaient, les yeux rivés sur elle. La fascination qu'elle provoquait dans la salle était impressionnante. Son regard triste scrutait la salle, puis se fermait, pour faire planer cet air mélodieux qui sonne encore dans mes oreilles..

[Ayame]

- Je me souviens de cette soirée, il y a longtemps.. Je m'étais endormie, encore. Je ne le veux pas mais c'est impossible pour moi de contrôler ces crises. Ceci est mon fardeau depuis ma naissance. Je suis née, j'avais 10 ans. Inhabituel n'est ce pas ? Mais je ne me souviens de rien d'avant ce jour où je me suis « réveillée ».Comme sortie d'un rêve sans fin , j'ouvris les yeux pour la première fois, allongée dans un lit, habillée tout de blanc. Je ne sais d'où je viens, comment je suis arrivé ici. Ce que je sais c'est que Mercredy est la personne qui me permet d'avancer actuellement.. Malgré son adoration pour la liqueur, je suis persuadée qu'elle souffre bien plus qu'elle ne le montre...Cette soirée était une envie de dernière minute de la part de Mercredy. Et puis nous devions faire le plein de Rhum – d'ailleurs allez savoir pourquo iViennes plutôt que les Caraïbes pour cette étrange course -. Mercredy avait l'oreille musicale dans ses moments de sobriété, ainsi je comprenais pourquoi elle souhaitait tant débarquer à Viennes..
Ce soir là , c'était la représentation de la très célèbre violoniste Tsuki. Cette petite m'intriguait beaucoup, pourquoi si peu de représentations ? J'allais découvrir pourquoi.
En effet , pendant qu'elle jouait, elle se mit à monter dans les aigus, si loin que ..

[Thanh]

- Je me souviens de cette soirée, il y a longtemps..Helena s'était progressivement remise des incidents qui avaient eût lieu avec cette personne qui s'était faite passée pour son père. J'avais pensé soigneusement ses plaies, ne voulant plus qu'elle ne souffre. Il m'était tout autant douloureux de la voir souffrir, et comparé à mon viol, cette douleur était plus grande et plus douloureuse. Helena avait su pensé mes plaies quand j'en ai eu besoin. Il m'était forcé d'en faire de même. Surtout qu'elle avait volé mon cœur, sans pitié et l'avait caché bien au fond d'elle afin de ne plus jamais me le rendre. Et ce soir là , j'avais voulu ,pour lui faire plaisir, l'emmener voir une représentation de musique dans un opéra coté de Viennes. Elle semblait réjouie, accrochée solidement à mon bras de ses petites mains.
Tsuki , la fille de la lune, la princesse vêtue de rouge, la Rose violoniste. Les notes aiguës montaient , encore et encore et dans une note brève et solennelle.. Les gens tout autour de nous se mirent à convulser violemment, les yeux retournés, ils s'arrêtèrent ensemble, dans ce dernier souffle. Helena ne bougeait pas d'un cil. Sa main , complètement crispée dans la mienne , elle restait de marbre, ne sachant que faire. Qu'est ce qui avait bien pu tuer toutes ces personnes ? Pourquoi Helena et moi étions encore vivants ?

Seule sur scène, La violoniste sembla tâche de sang , L'inompréhension reignait dans ses yeux roses ..

                                                                          [Helena]

-Je me souviens de cette soirée , il y a longtemps ...Bien que la musique tel que le violon était loin d'être la genre de musique préféré de Thanh , il m'emmena voir cette virtuose comparée à une rose épineuse et rare du monde de la musique , surement à cause de sa tenu de scène , rouge . Rare , oui rare , elle n'avait donné que quelques magnifiques spectacles . Encore jeune elle était reconnu pour son don . Je fût certainement l'une des jeunes femmes les plus surprises , ravies , comblées , en cette soirée . Ce soir là , Thanh était pour moi un homme des plus parfaits . Thanh en avait vécu des choses dures . Aussi dures que moi , comparables . Au même niveau nous souffrions , surement la base de notre amour . Nous étions à Viennes , dans un opéra sublime , les fauteuils recouverts d'un velour rouge , la salle semblait être vêtue spécialement pour cette tsuki .
Oh , quel sentiment doux , la musique qu'elle créait de son violon sublime , donnait de tout les sentiments . J'en frissonais . Je pris la main de Thanh quand elle monta vers les aiguës , le sentiment était intense , Tsuki fermait les yeux , ainsi que moi . Quand je les rouvrit , je fût terrorisée à la vu d'un public inanimé . Tous étaient .... Morts .

[Electrophorèse]

-Je me souviens de cette soirée , il y a longtemps ... Comme à mon habitude , je suivais l'homme que je gardais . Ce soir là , il était sur Viennes , partit voir une jeune femme , violoniste , femme magnifique . Oui j'étais jalouse . Je m'assied non loin de mon homme . Tsuki , le rose pourpre entra sur scène , j'en suis moi même restée scotchée face à sa beauté . Elle commença à jouer une mélodie douce . Mon voisin un vieil homme plutôt très gros , chantonnait ... faux. Il m'énervait , j'empoigna donc sa clé de vie , lui murmura quelques mots d'adieu avant de la tournée au maximum et de le voir partir en poussière . Soulagée je repris le cour du concert . J'écoutais , calmement , ce qui est plutôt rare . Je fermais les yeux pendant bien plus d'une dizaine de minutes . Je rouvris les yeux quand la musique ne fût plus . C'est un public mort que je découvris , stupéfaite . Mon Homme toujours vivant je fût soulagée . Rien d'autre ne m’intéressais désormais .
[Ruby]

-Je me souviens de cette soirée , il y a longtemps ... Grande admiratrice de Tsuki que j'étais , il n'étais pas surprenant de me voir arriver à Viennes pour l'un de ses rare spectacle . Tsuki , la rose irréelle , avait mon âge , c'est pourquoi elle me passionait tant . Je n'étais même pas capable d'émettre un son potable d'un quelconque violon , Tsuki elle envoutait la moindre personne qui l'écoutait . Je m'installa donc tranquillement toute seule dans un des fauteuils juste en face de la grande Tsuki . Je ne pouvais fermer les yeux pour écouter la musique , pour ne pas que les gens s'apperçoivent de mon petit papillon sur ma paupière gauche . Mais cela m'étais égal , je préférais fixer la violoniste prendre plaisir à jouer une musique des plus reposante . J'en oublais le public , pour moi j'étais seule dans la salle avec Tsuki, j'étais sa seule spectatrice , la salle était vide , bien sûr , je revenais quelque fois sur Terre pour me rendre compte que la salle était bel et bien complète . Tsuki dans sa robe rouge était des plus merveilleuse , radieuse , son violon se confondait presque parmis ses cheveux tombant en quelques boucles loin en dessous du niveau de son bassin . Ses yeux , lorqu'ils étaient ouverts , pétillaient de bonheur , leur couleur rose était magnifique . Je ne savais plus si on l'appelait la rose à cause de sa robe rouge comme la fleur , ou à cause de la couleur de ses yeux . Ce fût le seul moment d'inatention de ma part durant cette soirée .
Jusqu'au moment le plus inattendu où Tsuki s'arrêta de jouer après avoir fait une montée dans les aiguës des plus sublime . Je ne comprenais pas . Je compris encore moins quand je me retournais et vis un public .... Mort .

[Asmodée et ses pantins, Harmony et Pizzicato]

- Je me souviens de cette soirée, il y a longtemps.. L'envie d'écouter le son d'un violon m'avait pris dans l'après midi, ainsi j'avais pu trouver un endroit où mon envie serait rassasiée. Une jeune violoniste aurait elle vraiment valu la peine d'être vue ? Je ne savais pas. Le soir venu, je partis vers l'Opéra accompagné de Pizzicato et Harmony. Peut être que cette violoniste serait à mon goût, dans ce cas, si son jeu de cordes est mauvais, je n'aurais pas tout perdu... A la fin du morceau, les spectateurs étaient sans vie, sur le sol. Et cette pauvre jeune demoiselle pleurait, abattue par son crime involontaire. Malgré tout dans la salle, nous n'étions pas les seuls à avoir survécu...

mardi 1 juin 2010

We are made by wood .


« Allez , allez , viens , on va s'amuser »

Les trois petits filles courraient dans le grand manoir , riant , ne se souciant de rien . Leurs rires cristallins résonnaient dans les longs couloirs .
Une des trois petites s'arrêta soudainement , proposant de bander les yeux d'une de ses camarades de jeux . La petite fille d'allure banale se retrouva donc , les yeux bandés .
Ses consœurs , habillées de rose , tel le glaçage des gâteaux de fêtes , riaient , et trainaient par la main leur amie . Cette dernière ne semblait pas apprécier la farce . Elle essayait de se libérer de l'emprise des deux autres petites . Essayant d'enlever a tous prix son bandeau , elle entendit résonner , clairement , d'un ton enjoué et diabolique « Ce n'est plus amusant si tu n'as plus les yeux bandés » .
La petite se retrouva affolée , elle était bousculée , frappée , les deux autres la manipulait comme un pantin . Elle pleurait , criait , frappait a l'aveugle , essayait de griffer ses persécutrices .
Les deux enfants bonbons , riaient , leurs robes virevoltaient dans l'air en suivant leurs chorégraphies malsaines .
« Attention où vous marchez, car je tirerai aussi fort que cela .. »Lança l'une d'elles en tirant sur le bras de la petite fille apeurée .
La pauvre enfant maltraitée leur demanda pourquoi elles étaient aussi méchantes , elle n'avait pourtant rien fait de mal , elle s'était bien comportée avec elles , même si elle était une prolétaire et elles des nobles , elle se souvenait , pourtant , parfaitement de ce jour où les deux filles en rose l'avait rencontrée , et c'était ce jour où elles étaient devenues amies . La petite ne comprenait pas , vraiment pas ce qui lui arrivait , elle était comme dans un cauchemar .
« Dit Harmony , elle fera un joli pantin , non ? » s'exclama Pizzicato , la petite aux cheveux violets et habillée en vieux rose .
« Oh oui , très chère , un très joli pantin , comme nous . » Lui répondit sa sœur .
La persécutée ne savait pas de quoi elles parlaient .. Des.. pantins ?
« Je..vais devenir , un..pa.. »
« Un pantin oui , comme ça nous serons amies pour toujours , n'est ce pas merveilleux ? »
Pizzicato rit a cette remarque . La petite remarqua a travers son bandeau , qu'elle avait été menée dans une salle sombre , plus froide , lugubre .Elle paniqua d'autant plus , criant de plus belle , frappant plus fort dans un dernier espoir de libération .
« Laissez moi , je ne veux pas me ..transformer » lâcha-t-elle , haletante .
« Comme si tu avais le choix .. » répliqua Harmony
« ...Comme si l'on avait l'intention d'obtempérer » continua Pizzicato .
A cet instant dans la salle , un air d'orchestre symphonique se diffusa dans le manoir ..Harmony , lâcha soudainement les poignets de la petite fille prisonnière ..
« Oh non , tu entends ça Pizzicato , le Maître est rentré .. »
« ...On ne va pas pouvoir jouer aujourd'hui , quel dommage . » Finis Pizzicato , avec un ton empli de déception .
La petite fille blonde retrouva sa vue , et fut libérée . Elle s'en allât en courant et , en passant devant une pièce du manoir , elle remarqua que celle ci était ouverte . Elle s'arrêta , curieuse . De l'extérieur ,la pièce paraissait enfantine , rose , avec des coussins par terre de la même couleur . Charmée , la petite entra dans la pièce .Une fois dedans , elle fut éblouie par cet univers magique , coloré . C'était le premier aperçu de la pièce , car hélas , quand elle se retourna . Elle vit , la chose la plus effrayante de toute sa vie . Au sol , sur un grand canapé , assis autour d'une table , mimant une scène de gouter d'enfant , des pantins , inanimés , ses yeux se brouillèrent , elle remarqua d'ailleurs qu'un des pantins était cassé ou pas terminé , il trainait sur le lit , désarticulé , il lui manquait un bras , une jambes , et quelques doigts . Elle remarqua aussi , que son corps était différent , elle pouvait le voir , car il était nu , recouvert seulement d'un drap , qui le couvrait mal .
La musique résonnait toujours dans le manoir, quelqu'un chantait , d'une voix grave, magnifique , virile ..
La fillette , toujours aussi paniquée , s'approcha du pantin cassé ..Elle enleva complètement le drap et découvrit alors que le pantin était en fait celui d'un jeune garçon . Son visage était serein , et malgré l'état de son corps , il semblait faire un rêve des plus agréables. La petite fille fut parcourue de convulsions , et se mit a genoux avant de se libérer de son mal intérieur . C'était affreux . Traumatisant . Malgré son état , le jeune garçon ne semblait pas souffrir . Elle pleurait a présent . La voix magnifique , de l'homme qui chantait se rapprochait . Quelle magnifique voix . Des pas se rapprochèrent de la pièce , une ombre se dessina sur le sol du couloir de devant . Et quelques minutes après , un grand homme apparut dans l'encadrement de la porte . Il était superbe , d'une prestance a couper le souffle . Ses cheveux noirs , mi longs ,étaient luisants et fluides . Ces derniers faisaient contraste avec sa peau , blanche comme du lait , avec une sorte d'éclat nacré . Ses yeux , en amande , étaient divins , et ses lèvres , fines et blanches , étaient un appel au baiser . Habillé d'un costume marquant son statut social , ses courbes parfaites étaient pourtant apparentes .
Il fixait la fillette , d'un air doux . « Vous ne devriez pas être là , jeune fille, je vous conseille vivement de quitter la demeure , qui sait ce qu'il pourrait vous arriver.. »

Auteur: Rainbow Magical Orchestra

Chapitre I : Pantins .

Je vous informe qu'en ces lieux maudits et habités par la folie, règne une ambiance plutôt étrange ces derniers temps... On entends un bel alto chanter dans une langue morte, et nos deux pantins diaboliques sont plus actives que jamais. Les corps inhabités d'âmes se lèvent et marchent vers la symphonie qui émane de cet homme, au teint de craie. Mais qui est-il ? Il est appelé Maître, il semble être habités par d'étranges forces ...


Chapite I : Pantins .


Manoir lugubre, fermé, vide ...ou presque.
Dans ce manoir vivait un homme . Veuf depuis un certain temps, il ne voulait plus voir personne. Et à ce jour, il était la peur des enfants du village , étant comme la vieille femme isolée , traitée de sorcière dans les films. Il n'avait cependant rien d'une sorcière, il était magnifiquement beau, doté d'un charisme à couper le souffle. Son teint était blanc, comme la craie. Ses yeux ainsi que ses cheveux étaient aussi noirs que l'ébène.
Selon les gens du village, il était fou, il avait complètement perdu l'esprit après la mort de sa femme . Il y avait du vrai a cette théorie, car en effet, il n'avait pas toute sa tête. Mais cependant il restait très intelligent, et il était capable de résoudre toutes sortes de problèmes mathématiques en quelques secondes. On lui donnait plusieurs noms, à force il était comme un mythe, une légende. Le diable, il revenait souvent, on l'alliait souvent à lui. On contait même qu'il était un vampire, mais ce n'était pas le cas. Parmi toutes ces histoires cauchemardesques, une seule paraissait plus réelle que les autres..

Juillet 1745 .

« Nous voilà arrivés Monsieur » annonça le majordome.
De la voiture descendirent deux personnes, grandes , très belles. Un homme , une femme. Il était cependant très dur de les différencier. L'homme possédait un visage si fin et féminin qu'il était presque plus beau que sa compagne.
Ils étaient stationnés devant une grand manoir. La façade était blanche et laissait deviner un intérieur somptueux. C'était leur demeure.


Janvier 1746 .

Une femme qui pleure. Toujours cette même femme, l'homme est à ses côtés, le visage interdit. Un médecin entre dans la pièce.
« Madame, vous avez perdu votre enfant. Et vous resterez dans l'incapacité de donner la vie, je suis désolé » annonça-t-il , l'air grave.
L'homme, furieux, sortit. Une fois à l'extérieur, il cria de toutes ses forces. Des larmes de rage coulaient sur ses joues. Ils ne pourraient pas avoir d'enfants.

16 Mai 1746 .

« Chérie, regarde, je la prépare depuis 2 mois, elle est finie. » déclara l'homme, face à sa femme. Il était heureux, une lueur dans ses yeux brillait telle une étoile.
L'homme se leva, il ouvrit la porte et par cette porte entra une petite fille avec des anglaises violettes. Son visage était doux , sur sa bouche fine était étiré un sourire. La petite s'avança dans la pièce , et se posta devant la femme.
« Ma..man..Maman.. »
La mère fondit en larmes devant la petite fille. Elle remercia le ciel et son mari. Puis elle prit la petite dans ses bras .

17 Mai 1746

« Manges Pizzicato, il faut que tu manges ! » grondait la femme.
La petite a table semblait peu attentionnée par la nourriture et n'écoutait pas sa mère, laissant son assiette intacte. L'homme soupira et se retourna vers la fenêtre, pensif.
Une heure après, la femme emmena l'enfant vers la salle de bain afin de lui donner son bain. Elle se mit alors à lui retirer sa robe, rose et soignée. Une fois la robe retirée , la femme poussa un cri d'horreur. Des articulations étaient seyantes sur le corps de la petite Pizzicato. Cette dernière regarda sa mère, horrifiée et lui demanda « Maman ? Je te fais peur ? Tu ne m'aimes pas ? »
La mère couru hors de la pièce , laissant Pizzicato, seule. En bas, une dispute éclata entre les deux adultes.
Pourquoi tu ne m'as rien dit ? Es tu fou ? Créer un pantin qui pourra remplacer un enfant que l'on aurait jamais pu avoir?
Pizzicato est une petite fille normale, son corps est différent c'est tout, elle n'est pas de chair et d'os , mais elle vit . Elle ne manges peut être pas, mais elle est capable de nous aimer, elle t'aimes ! »
Oui , mais je ne peux pas aimer un pantin, elle n'est pas réelle !
C'est une petite fille, je te l'aie dit.
Tu es fou, je suis navrée.

La femme sortit du manoir. Laissant l'homme, seul. Il allait chercher Pizzicato, la pris dans ses bras.
« Même si elle refuse d'y croire, tu es une enfant, je t'aime Pizzicato, ma fille. » , il la serra contre sa poitrine.


Juin 1746.

« Monsieur, votre femme est décédé aux suites d'une maladie grave, je suis désolé. »
La porte claqua .
Que se passe-t-il Maître ? , demanda Pizzicato
Ma femme est morte , répondit l'homme d'un ton sec.
Oh .. Je vois. Elle est morte..


16 Mai 1747 .

« Pizzicato, tu as un an aujourd'hui » l'homme s'avança vers le siège orné de moulure dorés où la petites fille en anglaises parme était assise tranquillement. Cette dernière répondit d'une voix douce un petit « Oui, Maître » . Le dit Maître se retourna et fit entrer une petite fille habillée de même façon que Pizzicato et coiffée de deux couettes roses à boucles.
Voici Harmony, ta sœur. C'est ton cadeau d'anniversaire. Viens par là Harmony, n'aie pas peur.
Oui Maître , répondit la nouvelle petite.

Les deux enfants se regardèrent pendant quelques minutes avant de partir jouer dans le manoir. Le Maître se mit au piano et commença à chanter le Dies irae , le chant des morts …

Telle était la légende de cet homme. Rendu fou par le désir d'avoir un enfant. Il paraît que pour lutter contre l'âge , il se serait transformé lui même en pantin. Cependant rien n'est sûr. Les rumeurs disent également qu'il aurait vendu son âme au diable, nul ne sait la vraie explication de son immortalité. Et , de temps à autres deux petites filles sont aperçues autour du château , jouant et prenant le thé. De plus , des petites filles disparaissent quelques fois, lorsqu'elles reviennent, elles sont terrorisées, et pleines de marques bleutées.. Nul ne saura réellement ce qui se passe dans ce manoir. La seule chose que l'on sait, c'est que le diable y vit...

Chapitre II : Asmodée.

Prêts pour de nouvelles histoires à glacer le sang ? Vous savez qu'il vous reste des choses à découvrir à propos de cet Équipage .. Nous savons déjà que Le Maître à crée des pantins pour pouvoir accéder au statut de père .. Ces pantins sont sa seule compagnie.. Mais nous ne savons rien de cet homme.. Pour le moment ..


~ Chapitre II : Asmodée. ~


« Maitre ? »
Une petite fille aux cheveux roses et bouclés en deux couettes s'avançait vers l'homme.
« Plait-il ? » Répondit l'homme.
Il se tourna vers la fille. Son visage éclairé par la lueur de la lune qui traversait la fenêtre devant laquelle il se tenait. Un visage qui était digne d'un dieu, ou d'un démon. Un visage sans défauts, et une peau aussi blanche que la craie. « Puis-je sortir, pour aller chercher des amies ? » le visage de l'enfant pris une expression maléfique, malsaine. L'apollon fit un geste de la main, « Non, Harmony, restes avec ta sœur. Je vais sortir ». La dite Harmony acquiesça et disparu dans la pénombre du manoir. Des rires se firent entendre au loin, profondément dans le manoir. Puis un cri, un seul. Un cri d'horreur. Puis plus rien. Quelques minutes passèrent, et l'homme tendait l'oreille. Les rires reprirent.


L'homme pris sa cape noire et sortit. Les rues étaient sombres, il était seul. « Crasse et pourriture, voilà ce qu'est le monde. » souffla-t-il. Il glissait dans l'ombre de la nuit , tel un chat noir, agile et sûr de lui. Il se dirigeait vers un bordel et commanda un verre de vin rouge, le plus raffiné qu'ils avaient. Des femmes se rapprochèrent de lui , la beauté de cet homme les ayant appâtées comme le vers au bout de l'hameçon d'un pêcheur. « Alors mon coco, on vient s'amuser un peu ? » déclara une des femmes sur un ton aguicheur. L'homme se leva, entrainant une des femmes avec lui. « Vous êtes du genre violent vous, dîtes donc, vous me broyez le poignet ! ». La femme se tût, quand son interlocuteur la regarda profondément dans les yeux. Elle finit par le suivre dans une chambre, qu'il ferma soigneusement à clef...
Il se retourna, son regard noir posé sur la femme qu'il venait de capturer. Sa voix résonna dans la pièce, les yeux de la femme s'affolèrent quand elle entendit ces mots « Amusons nous à tous ces jeux de passions, et de chaires, mais ..Vous ne reverrez plus la lumière, très chère. ». La femme se leva, et tenta de partir, mais la porte étant verrouillée, elle était bloquée. Crier ne servirait à rien, car l'homme avait déjà posé ses lèvres brulantes sur le cou de la femme. Cette jeune femme était envoutée, par la sensualité que dégageait cet homme qui venait de lui annoncer son trépas. Il la souleva alors, et la posa délicatement sur le lit. L'homme retira sa cape, et annonça de façon solennelle « Tu ne souffriras pas, l'enfer n'est pas abominable pour quelqu'un qui ne vit que de débauche. Appelle moi Asmodée, et ceci est ta dernière nuit dans ce monde. »
Un cri, non pas de douleur, mais de plaisir retentit. Puis plus rien...





" Les femmes sont comme des fleurs, je me dois de les cueillir toutes avant qu'elles ne fanent.."